(pardon du retard de ce chapitre! ^^' >j'aivais pas beaucoup de temps libre ces derniers temps!< )
(et n'oubliez pas, pour ne pas vous bousiller les yeux, Ctrl + pour agrandir la taille du texte sur Mozilla.)
(pour ce chapitre, j'augmente la taille de la police, parce que je me rends compte que depuis Internet Explorer, c'est vraiment trop petit! dites-moi si c'est mieux ou pas)
Chapitre 14 : Rêve ? :
Seule la terreur gardait mes yeux ouverts. Mon regard était fixé sur cette horreur qui scellait ma voix, mon coeur, et mon corps. Accroché aux cheveux blonds de l’inconnu, le morceau blanc d’un masque de Hollow, de la taille de la main, brillait sous la lumière de la lune. Tout autour de moi se troublait, mais cette source de terreur paraissait étrangement nette et menaçante. J’entendis des cris lointains. Une ombre frémit à quelques centimètres de ma tête. L’inconnu leva négligemment une main, et l’agita comme pour chasser une mouche. L’ombre poussa un son rauque et fut projetée en quelques secondes. Le bras qu’il avait bougé fut frappé par une lueur bleue qui s’y brisa comme de la porcelaine. Sans que je ne puisse bouger, des éclats de métal vinrent griffer mon visage.
Les cris continuaient de résonner dans ma tête. Deux nouvelles ombres s’approchèrent et furent elles aussi violemment repoussées. Bientôt, un son d’os broyés parvint à mes oreilles tandis qu’un tissu brun tombait devant mes yeux. Soudain, l’inconnu recula d’un pas et mis ses bras en croix. Une nouvelle ombre tourbillonnait autour de lui, tandis qu’une deuxième arrivait par derrière. L’intrus tourna sur lui-même, et s’éloigna un peu plus encore. Son aura avait diminué, ou bien l’avait il tout simplement concentré autour de lui, car à présent, malgré ma vue brouillée, mon esprit s’éclaircit. Suzumu et Kamui, portait de puissants coups à l’ennemi, à une vitesse phénoménale, bien que cela ne sembla pas même inquiéter l’inconnu.
Mes yeux se baissèrent machinalement, pour tomber sur une longue masse de cheveux roux. Le bandana de Mika était éclaboussé d’un liquide sombre. Le visage de la jeune fille trempait dans mon sang. Ma vision se brouilla, et je m’évanouis aussitôt.
Noir. Un noir tout aussi pénétrant que celui qu’arboraient les papillons de l’enfer. Tout autour de moi. Je ne bouge pas. Je n’essaie pas de bouger. C’est comme si mon esprit m’empêchait même d’y penser. Une seule chose vient troubler cet univers monotone. Une toute petite flamme bleue. Elle vacille. Puis se stabilise, petit à petit. Puis elle disparaît. Et je l’oublie. J’oublie ma vision. Un choc sur ma tête. Une voix féminine. Un miaulement. Je ne veux pas ouvrir les yeux. Je suis bien, ainsi. Mais bientôt, je sentis une douleur au niveau de mon nez. Je poussai un cri. Je me rendis compte que j’avais finalement ouvert les yeux. Kawa descendis fièrement de ma tête, et poussa un grognement victorieux. La voix aiguë se fit entendre à nouveau. Et soudain, je me rendis compte qu’une silhouette m’étreignait. La douleur de mon ventre s’en fit ressentir. En tâtonnant machinalement la commode au bord du lit, je retrouvai mes lunettes. Marie se décida enfin à me relâcher, et ses yeux humides m’observèrent intensément. Puis ses sourcils se froncèrent, et je frémis.
_ Espèce de crétin ! Etais-ce trop te demander que de revenir entier ?! Non mais franchement… Et moi qui te faisais confiance !
Je restais bouche bée. Ne sachant que répondre, je marmonnais en baissant la tête :
_ Pardon…
Elle fondit en larme et s’accrocha à nouveau à moi.
_ Mais ne t’excuse pas, en plus ! Tu veux vraiment me faire du mal ? Abruti !
Elle tenta de retenir quelques larmes qui mouillaient les draps. Moi, je n’osais pas bouger, je ne savais quoi faire. Elle resserra son emprise et sanglota :
_ Merci d’être revenu…
J’étais de plus en plus dépité. Mais que devais-je faire en ces circonstances ? Et puis, j’étais sûr d’aggraver mon cas, si jamais j’ouvrais la bouche. Elle me laissa enfin respirer, et essuya ses joues. Tournant les talons, elle se dirigea à grands pas vers la porte, et sortit sans ajouter un mot.
*Halala… la psychologie féminine… Encore un truc auquel je ne comprendrait jamais rien…* Pensais-je. *Trop compliqué pour moi.*
Je me laissai tomber sur les oreillers. En observant un peu la pièce, je me rendis compte que je ne la connaissais pas. Je n’étais donc ni à la maison, ni dans les quartiers de la 13e division. Quelques flashs dans mon esprit me remirent les idées en place, et je me relevais brusquement. Mon ventre était entouré d’un énorme bandage.
_ Et les autres… ?!
Après quelques vérifications, je fus totalement sûr que mes membres étaient encore à leur place, et tous fonctionnels. Je me levais alors maladroitement de mon lit, m’habillait de vêtement de shinigami neufs que je trouvai dans une petite armoire, et sortais de la pièce où je me trouvais. Le couloir était vide. On pouvait voir au bout du couloir le grand symbole de la Division Médicale. Soudain, une porte proche de moi s’ouvrit. J’eus à peine le temps de reconnaître Suzumu qu’il se jetait déjà sur moi en poussant des cris de joie.
_ Ha ! Danniel ! Tu es enfin réveillé petit flemmard ! Tu as de la chance, je n’ai pas été autorisé à te réveiller moi-même…
_ Ouap ! Suzumu ! Tu es là aussi ?!
Tandis qu’il me laissait à son tour respirer, je pus voir un large bandage sur son torse nu qui lui entourait entre autre toute l’épaule droite. Un peu gêné, je lui demandais :
_ Qui d’autre est là ?
J’étais sûr à présent que Mika se trouvait également dans le bâtiment, mais je n’osais imaginer qu’il y en ait d’autres.
Suzumu me répondit avec entrain :
_ Nous y somme tous passés ! Takenoshi est revenu avec seulement le manche de son zanpakuto le pauvre. Certains morceaux étaient entrés dans son bras... Rin-chan et Yukino-kun s’en sont sortis avec de gros bleus, Paolo s’est foulé une cheville et s’est écorché tout le bras gauche. Mérigua Rose s’est simplement évanouie, et elle a aidé à nous soigner. Kamui-kun a été blessé à peu près au même endroit que toi. Mais eux sont tous debout.
Un frisson me parcourut l’échine.
_ Mika a eu moins de chance. Elle a tous les os du bras droit broyés à un endroit. Ils essaient de remodeler son ossature, avec une nouvelle technique qui vient apparemment de la division scientifique… On va la voir ? Je crois qu’elle dort encore !
Et sans attendre ma réponse, il m’attrapa le bras et me tira dans les couloirs. Nous arrivâmes devant une porte blanche et Suzumu m’arrêta. Sous la porte passaient une lumière bleutée, signe d’utilisation d’énergie spirituelle. Presque aussitôt, une jeune fille nous interpella sur notre droite, et nous reconnûmes Rose qui courrait vers nous.
_ Hey ! N’entrez pas là dedans ! Mika-san reçoit de sérieux soins ! Il faut laisser mes collègues travailler !
Elle trottina pour arriver à coté de nous, me regarda un instant, puis reprit en fronçant les sourcils :
_ D’ailleurs, vous êtes attendus dans les quartiers de votre division pour faire un rapport complet à vos supérieurs.
Suzumu prit un air grognon, et répondit sèchement :
_ Tu étais avec nous, en mission, non ? Alors pourquoi tu ne fais pas le rapport avec nous ?
Elle lui répondit, le plus simplement du monde :
_ Tout naturellement parce que Moi, je fais partie de la 4e division, et que Vous vous êtes de la 13e. Elle releva la tête, J’ai déjà fait mon rapport de mission au capitaine Unohana. Je n’ai pas traîné…
Tous deux se lancèrent un regard noir, puis Rose tourna les talons d’un air triomphant. Sans se retourner, elle nous lança :
_ Allez, ne faites pas attendre vos coéquipiers plus longtemps !
Suzumu grogna et partit d’un air fâché, en m’entraînant derrière lui. Je n’avais jamais vu mon ami aussi agacé. C’était une première. Et même si, sur le chemin, il regagna rapidement le sourire, je gardais à l’esprit son air renfrogné quand il avait parlé à Rose.
Nous arrivâmes rapidement dans le bâtiment principal de la treizième division, et, récupérant au passage tous nos partenaire, nous nous dirigeâmes vers le bureau. Yukinosuke frappa à la porte, et la voix du capitaine Ukitake lui répondit. Nous entrâmes dans la salle les uns après les autres, et Kamui s’avança un peu, pour parler en premier. Il se courba, en fermant les yeux :
_ Tout d’abord, je vous demande pardon. Je suis profondément désolé. Je ne me suis pas montré digne de la mission que vous m’aviez confiée. Je n’ai pas été capable de protéger mes coéquipiers.
Un silence s’installa. Tous les regards étaient tournés vers Kamui. Le capitaine Ukitake lui répondit d’une voix douce :
_ Allons, Kamui. Je vous demande simplement un rapport. Pas des excuses. Si vous le souhaitez, nous nous entretiendrons en privé, mais plus tard.
Durant le rapport, le capitaine me posa plusieurs questions sur l’inconnu. Et je compris alors ce qui s’était passé. Enfin, surtout pourquoi nous étions toujours vivants. Kamui-sama avait à plusieurs reprises tenté d’ouvrir un portail pour nous permettre de fuir, mais aucune brèche n’avait voulu se former. Tous mes coéquipiers étaient intervenus pour me protéger… Kamui-sama avait tenu le plus longtemps, mais s’était tout de même reçu un coup au niveau de l’estomac. Et pourtant l’inconnu ne portait pas d’armes… Il avait fini par partir de lui-même, nous laissant tous sur place, sans achever personne. Ce n’est que quand il fut partit que Kamui avait pu lancer un appel de détresse…
Toute cette histoire était vraiment déconcertante. Il était venu, avait exposé sa puissance, et était repartit, comme si de rien était. Je ne comprenais pas. Après la réunion, Kamui resta avec le capitaine, et Suzumu nous proposa d’un air joyeux de se retrouver pour manger ensemble. Tous acceptèrent, même s’il fallut presque forcer la main à Takenoshi. Nous nous installâmes non pas dans la salle commune de la 13e division, mais sur le toit des dortoirs des garçons. Rin avait d’abord été réticente, mais elle fini par accepter, le visage plus rouge que jamais, quand elle eut vu le regard triste de Yukinosuke.
L’ambiance était si détendue. Mes coéquipiers étaient tous si joyeux. La vie reprenait son cours comme si la bataille avait été un rêve, ou plutôt un cauchemar, tellement il était éloigné maintenant. Soudain, Suzumu se pencha pour regarder la ruelle, et s’exclama :
_ Tient, on dirait qu’elle est perdue… Ou qu’elle cherche quelqu’un…
Rin s’approcha et murmura :
_ Que ses longs cheveux blonds sont beaux !
Prit d’un puissant pressentiment, je me levais et baissait la tête à mon tour. Surpris, je m’exclamais :
_ Ha ! Marie ! Que fait-elle ici ?!
_ Tu la connais ?! Répliqua Suzumu.
Avant que je ne puisse dire quoi que ce soit, mon ami s’était déjà jeté dans le vide, et courrait le long du mur. Il bondit enfin, et atterrit à quelques mètres dans le dos de Marie. Je le vis lui courir après, l’arrêter, lui parler un instant, éclater de rire, et me montrer du doigt.
Bientôt, Marie fut avec nous, ramenée par les soins de Suzumu, ce qui me valut une immense frayeur, quand j’eus vu qu’il revenait en tenant Marie, et en remontant vers nous à la verticale, comme il était descendu. La jeune femme avait séché ses larmes, depuis la dernière fois que je l’avait vue, et semblait très contente de découvrir enfin mes coéquipiers. Elle avait tenté de voir Mika, mais le chemin lui avait été barré.
Nous passâmes ainsi une bonne partie de l’après-midi, tous ensemble, à jouer et à nous taquiner. Rose vint nous voir à son tour, ce qui nous valut plusieurs disputes puériles entre elle et Suzumu…
_ Je sais très bien me débrouiller tout seul !
_ Ha ! Quand je vois avec quelle habileté tes mains s’empêtrent dans ce tricot, j’en suis persuadée !
_ Gr… T’es chiante à toujours vouloir avoir le dernier mot !
_ Ce n’est pas que je le veux, c’est tellement facile de répliquer avec toi !
Suzumu, rouge de colère, tentait de se débrouiller avec les deux aiguilles à tricoter que lui avait fournie Rose pour un ‘essai’ avait elle dit. Puis, agacé, il s’était tourné vers la jeune fille en grognant :
_ Bon, tu veux pas me ré-expliquer, juste un coup, là ?
_ Va te faire cuire un œuf ! répliqua Rose.
Puis l’ambiance s’était adoucie. A plusieurs tentatives Takenoshi avait exprimé son envie de partir, mais les autre l’avaient obligé à resté. Il ne manquait au tableau qu’une seule personne : Mika. A présent que l’ambiance était plus calme, mon esprit m’amenait à penser à elle, qui avait été blessée en me protégeant, comme tous mes coéquipiers. Tous allongés sur le toit, face vers le ciel, plus personne ne parlais. Il se passa plusieurs minutes avant que Suzumu se relève enfin. Sa voix était grave et profonde :
_ Maintenant que nous sommes tous, ou presque… remis de cet échec, je crois qu’il va falloir qu’on parle…
Je me relevais et lui lançait un regard interrogateur. Chacun à leur tour, ils suivirent le mouvement, et Paolo ajouta :
_ Parler… De ce qu’on refuse de nous dire ?
Suzumu fit un signe de tête approbatif. Je ne comprenais plus rien. Tous arboraient un visage dur et les sourires étaient partis loin, au-delà des nuages que j’observais un instant auparavant…