Chapitre 2 : Le soul society :
Finalement, je ne sais pas si j’ai perdu connaissance ou si j’étais simplement dans la lune, comme à mon habitude, car bientôt je sentis qu’on me poussait dans le dos.
« Hé, Ho ! Tu dors ou quoi ? Tient, voilà ton billet ! »
Je levais la tête sur une jeune femme, cette fois-ci, habillée comme l’autre homme, qui tendait vers moi un petit bout de papier. Je le pris avant de m’écarter un peu. Derrière moi se trouvait une file de personnes, toutes habillées d’un kimono. D’ailleurs, moi aussi, j’étais vêtu d’un kimono, et la chaîne sur ma poitrine avait disparu. D’autres personnes s’étaient écartés de la file, et regardait leur billet. Puis, j’entendis une voix s’élever :
« Ohé ! Tous ceux qui ont eu leur billet, venez vous rassembler par numéro ! »
Je ne retournais pour voir des poteaux, alignés. Il y en avait beaucoup ! Ils étaient tous numérotés, de un jusqu’à… Je ne voyais même pas le dernier numéro ! J’ajustais vainement mes lunettes, mais je ne voyais que le numéro 71. J’en distinguais encore une bonne dizaine après. Sur mon billet était noté le numéro deux. Je me dirigeais donc patiemment vers le poteau portant le même numéro. Déjà sept ou huit personnes étaient proche de ce point de rassemblement, et je me glissait dans le groupe. Quelques personnes vinrent s’ajouter, puis un homme, portant le katana, s’approcha de nous et fit quelques signes pour nous demander de le suivre. Il nous mena dans un quartier pavés avec de grandes villas, et des murs blancs ou beiges, tous aussi propres et droits les uns que les autres. Notre guide parlait à l’avant, mais je n’entendais pas bien ce qu’il disait. Sur notre passage, des gens s’écartaient et nous regardaient marcher. Je remarquais qu’ils étaient tous bien habillés. Les femmes étaient vêtues de tissus colorés et brillants, et les hommes portaient des vêtements blancs, noirs, ou plus colorés, sans un pli, sans une tache. Nous nous arrêtions parfois, et je voyais partir l’un des compagnons dans l’une de ces belles demeures. Bientôt, le groupe stoppa à nouveau, et le guide se posta devant moi. Il me dit :
« Vous deux… » Je me retournais et je voyais derrière moi une jeune femme, qui regardait le guide. « Vous vous arrêtez ici. » Il montra du doigt un grand portail métallique. La jeune femme sauta devant la maison :
« Wha ! Comme c’est grand ! »
Deux hommes s’approchèrent de l’autre coté de la grille, et vinrent nous ouvrir...